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06/06/2007 | Rukawa

Toki wo kakeru shoujo


Titre VO : 時をかける少女
Titre VF : La traversée du temps
Inspiré du roman de Yasutaka Tsutsui
Studio : Madhouse
Réalisateur : Mamoru Hosoda
Character-Design : Yoshiyuki Sadamoto
Compositeur : Kiyoshi Yoshida
Sortie au Japon : 2006/07/15
Sortie en France : 2007/07/04
Genre : Voyage dans le temps
Licence Française : Kaze

 

Beyond the time ~Möbius no sora wo koete~

Un jour, une jeune lycéenne du nom de Makoto Konno acquière par accident, lors de la visite de la vieille salle de science, le pouvoir de voyager dans le temps.
Elle se servira alors de son pouvoir pour améliorer son quotidien et celui de ces proches ...
Malheureusement la ville serait trop belle s'il n'y avait pas quelques conséquences à l'utilisation de ce pouvoir ...

Makoto et ses deux meilleurs amis, Chiaki et Kôsuke
You can change your destiny, toki no mukou.

L'un des premiers constats que l'on peut faire une fois en contact avec l'oeuvre, c'est le détail des décors. La direction artistique est magnifique. Le cadre d'action est ici très limité, ce qui nous permet de repasser très souvent aux mêmes endroits pour les admirer et quelques fois remarquer quelques détails en plus par rapport au dernier passage via les différentes remake des scènes que Makoto modifiera.

Yoshiyuki Sadamoto a été en charge du chara-design. Ce que j'aime chez lui c'est la variété de personnage qu'il est capable de dessiner. Makoto n'a aucune ressemblance physique avec un personnage de Evangelion ou encore de .Hack//Sign. De quoi s'accorder en parfaite harmonie avec ces somptueux décors, la bande originale aidant à totalement s'imprégner.

De plus, en écoutant l'ending thème "Garnet", on se rend compte alors le message qu'on a voulut faire passer à Makoto, de profiter du jour présent à fond et ne pas oublier les moments de bonheur vécus. Enfin, comme dirait l'oncle dans Miss Little Sunshine, après tout, l'adolescence, et ses souffrances, est faite pour être vécue, afin que l'on s'en souvienne une fois adulte.

Bref, le film est une réussite de toute beauté, pas mal pour un premier coup d'essai de la part de Mamoru Hosada. Même s'il a déjà une grosse expérience sur les films de Digimon et de One Piece, il s'agit ici de son premier film non lié à une franchise déjà ultra populaire. Le film a d'ailleurs a obtenu pas mal de récompenses parmi lesquels le prix du meilleur film d'animation de l'année 2006 aux Academy Awards japonais, devançant le triste Gedo Senki ou encore remportant plusieurs prix au Tôkyô Anime Fair dont, en plus du film de l'année, les prix du meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur histoire originale, charadesign, meilleur direction artistique. Ouf!

Profitant de l'engouement du film, le livre original a été réédité avec la jaquette du film où Makoto est en couverture. Sauf que bon, le film n'est en rien une adaptation de la light novel de Yasutaka Tsutsui. La bonne trouvaille de Hosoda est d'avoir changé modernisé l'époque de l'action : Le film se déroule quelques années plus tard et met en scène la nièce de l'héroine principale du roman : sa tante donc Kazuko Yoshiyama, chez qui Makoto va d'ailleurs souvent demander conseil.

You can change your future, yami no mukou.

Avant visionnage, j'imaginais que le film aurait une petite ressemblance avec Un jour sans fin le film de Harold Ramis (Groundhog Day en VO), avec le même thème : dans la même journée, refaire toujours les mêmes choses, pour les améliorer jusqu'à la perfection où ce dernier se repentira de ses actes.

Là c'est presque le même concept sauf qu'ici, les actions, que Makoto changera en tentant de les améliorer, auront une conséquence directe sur le présent et modifiera la donne. Rien n'est parfait et ne pourra l'être, telle pourrait être la morale de l'histoire. La phrase clé du film n'est pas innocente. Le "time waits for no one" prouvera que même si notre jeune fille revient dans le passé, le temps continue d'avancer, et au final, elle ne fera que rattraper des erreurs.

Par moment, Makoto ressentira même quelques remords sur certaines de ses actions. Après avoir abusé de son pouvoir, une autre conséquence directe surviendra et elle gaspillera encore un saut dans le temps pour "réparer cette erreur". L'intention est bonne, sauf qu'elle ne fera pas toujours le bon choix, et la réparation deviendra forcement à nouveau une "erreur". Bis repetitas ... On se rendra compte alors que chaque personnage n'est pas là au hasard et qu'ils ont tous un rôle à jouer, alors qu'ils paraissent insignifiants à leur première apparition, du moins si on les remarque dans les différents arrière-plans.

Makoto, ou apprendre en faisant des erreurs...

En fait, oubliez ce que je viens de dire, parce que si vous vous fixez que sur le voyage dans le temps, vous passerez à coté d'une histoire merveilleuse. Makoto, elle-même, ayant ce pouvoir ne cherchera pas à savoir d'où celà provient. Elle profitera, en abusera mais n'en chechera nullement l'origine. Faîtes pareil et savourez le film à sa juste valeur.

We can share the happiness, sagashite yuku, yurushi aeru sono hi wo

Vu tous les prix raflés par ce film, la France a eu la chance d'obtenir une sortie en salle pour cette merveille. C'est Kaze qui s'occupe de la distribution et ce film sortira donc mercredi 4 juillet. Il sera également projeté à la Japan-Expo de cette année. En esperant que le doublage français soit de qualité, que les bonus soient aussi intéressant que la version japonaise et surtout que le prix ne soit pas abusif... surtout pour une oeuvre qui est réellement le meilleur film de l'année ... En tout cas, je me demande s'ils vont faire comme pour le coffret collector du Tombeau des Lucioles, c'est-à-dire rajouter le bouquin avec. En tout cas, je l'espère.

A noter, il existe également un film live, lui adapté du light novel de Tsutsui.


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