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28/08/2014 | Rukawa

Toaru kagaku no Railgun


Adaptaté du manga de Motoi Fuyukawa
Titre VO :
とある科学の超電磁砲
Titre international : A certain scientific Railgun
Studio : JC Staff
Réalisateur : Tatsuyuki Nagai
Character-Design animation : Yuichi Tanaka
Character-Design original : Kiyotaka Haimura
Compositeur : Maiko Iuchi
Diffusion au Japon : du 10 octobre 2009 au 19 mars 2010 pour la 1ere série, puis du 12 avril au 27 septembre 2013 pour To aru kagaku no Railgun S.
Genre : Shônen pour tous
Licence Française : /
Nombres d'épisodes vus : 24*2
Autres : 3 manga + franchise Toaru no majustu no Index (2 séries TV, un film, light novels).

To aru kagaku no Railgun

Académie-ville est une cité estudiantine de 2,3 millions d'habitants, popularisée depuis quelques dizaines d'années grâce à l'avancée technologique exploitant le pouvoir paranormaux de certains de ses étudiants, qu'on appelle littéralement les 'capables', c'est à dire ceux qui ont la capacité d'utiliser des pouvoirs surnaturels.

Les étudiants sont donc classés selon leur niveau de compétence, allant du level-0, pour ceux qui n'ont aucun pouvoir, puis level-1 pour de capacités faibles, jusqu'au level-5 pour les plus puissants utilisateurs de capacités. L'un des sept level-5 que compte cette ville, Mikoto Misaka est très loin d'être une étudiante modèle, tel un ouragan qui passe, elle est plutôt du genre à tout détruire sur son passage. Capable de contrôler l'électricité, on la surnomme Railgun... 

Mikoto Misaka Kuroko Shirai
Je vais te punir, nom de Zeus !

Si certains peuvent trouver assez ennuyant Toaru majustu no Index, je vous promets qu'avec Toaru kagaku no Railgun, cela va bien plus swinguer.
Si la franchise multiplateforme partage le même univers, ils n'ont en aucun cas ni le même rythme ni la clientèle visée. L'anime de Index est une adaptation de light novel avec tous les clichés qui vont avec, comme la constitution inévitable d'un harem autour du héros, qu'il y ait trop de dialogues insipides et un rythme assez monotone.
Railgun, lui, est une adaptation d'un manga illustré par Motoi Fuyukawa, prépublié dans le Dengeki Daioh qui vise une clientèle à la fois shounen et pour jeunes adultes. Les thèmes exploités sont donc totalement différents et l'action ici est primordiale.

Le mot a été lâché shounen.
Et devinez comment Misaka et ses amies triompheront du mal qui sévit dans Académie-ville ? Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, je vous le donne en mille, c'est le POUVOIR DE L'AMITIÉ !

Car dans ce cruel monde on a toujours besoin d'un plus faible que soit, ce n'est pas Jean de la Fontaine qui nous contredira.
C'est un aspect sociologique intéressant à analyser, car dans la réalité, quand on a un groupe de filles, il y a souvent la femelle alpha, la chef du groupe, qui est la beauté et la tête pensante du groupe, et il faut toujours une moche dans le lot pour ainsi donner plus de valeur au leader et encore mieux briller de mille éclairs
Mais puisque nous sommes dans une œuvre de fiction faite pour brosser les otaku dans le sens du poil, la beauté ici importe peu vu qu'ici toutes les filles sont mignonnes. Cela va de soi.
Mais dans la franchise Toaru series, le laissé pour compte, c'est ce mundane de level-0, qui n'a aucun pouvoir : son amie Ruiko Saten.

Ruiko Saten Kazaki Uiharu
Ruiko Saten et Kazaki Uiharu, on sert à rien mais on peut montrer nos culottes.

Le premier arc de la série se nomme Level Upper et se penche justement sur le cas du complexe des level-0, souhaitant eux aussi devenir des utilisateurs de capacités extra-sensoriels.
Ce qui est rare de nos jours, l'adaptation anime se permet de créer une seconde partie inédite allant encore plus dans l'argument cité plus haut, où notre inutile Ruiko aura un rôle clef dans l'histoire.

Si l'héroïne de la série est Misaka, elle ne fait pourtant pas grand-chose de ses journées à part flâner en ville, ou jouer dans les salles d'arcade afin de gagner un goodies Gekota. Parce qu'elle n'a rien d'autres à faire, c'est pour cette raison qu'elle se retrouve souvent impliquée dans les affaires de Judgement, une association étudiante de volontaires dont le but est de fournir de l'aide diverse aux riverains et d'assurer leur sécurité grâce à leurs pouvoirs. Ce n‘est pas par hasard si on fait appel à Misaka ou si elle se mêle gratuitement, c'est parce que ses amies Kuroko Shirai et Kazaki Uiharu en font partie.
C'est ainsi que se déroule la série quelques épisodes sans prétention avec pour seul but de divertir le spectateur, où on suivra principalement le quotidien de Judgement. Construction scénaristique classique, il se trouve donc que ces diverses affaires se retrouvent liées entre elles !
Bien sûr, elles ne travaillent pas tous les jours et il y a de nombreux moment de tranches de vie où elles peuvent simplement se promener ou manger une glace mais Misaka finira toujours par electrocuter cette lesbienne de Kuroko qui ne lâche pas les baskets, qui l'appelle affectueusement grande soeur, tout en tentant trop souvent de faire un gattai avec elle.

La seconde série nommée Toaru kagaku no Railgun S, avec un S pour Sisters rectifie la donne en replaçant Misaka au centre de l'intrigue sans que ni Kuroko, Uiharu, et Ruiko ne se joignent à l'attaque des clones.
L'arc est assez long et Misaka affronte seule des adversaires très coriaces. Par sa longueur, le rythme reste assez irrégulier, mais nous reserve de beau combats avec plusieurs utilisateurs de capacités d'un niveau superieur. C'est l'occasion de nous offrir quelques jolis effets de lumières et une animation de bonne qualité.
Face à un problème personnel qu'elle ne peut lier à ses camarades, la série se partage entre des scènes avec une Misaka esseulée proche de la dépression et ses amies s'interrogeant sur son comportement différent, sans qu'elles n'osent demander quel est le problème.
Il s'agit ici d'un retelling d'un passage de Toaru Majustu no Index, où on avait eu le point de vu de Touma, nous avons donc ici le point de vu de la principale intéressée de l'expérience scientifique, Misaka.

Accelerator ITEM
Accelerator et le groupe de mercenaires ITEM, des méchants, mais qui ont pas fait exprès

De la même manière que la première série, Railgun S se permet de nous offrir un final inédit, dans son second acte, rappelant à Misaka qu'elle n'est pas seule au monde et qu'elle a ses amies sur qui compter en cas de pépin. Une manière intelligente de boucler la boucle.
Avec son adaptation bien réfléchie, Railgun est un série qui aurait pu très bien être diffusée dans les années 90, surtout avec ses différents openings techno beat super entraînant.

Cependant, ce cas de multiplateforme pose plusieurs problèmes, une personne non familière à la franchise peut parfois être perdue si elle n'a pas lu le manga ou vu Index.
Ainsi, certains passages avec Touma, seront évident pour quelqu'un ayant déjà vu Index, mais peut laisser interloqué voire indifférent les autres spectateurs. C'est aussi réciproque pour le manga Railgun qui évoque des passages de l'adaptation anime mais inédit sur papier.

Toaru kagaku no Railgun S

Toaru kagaku no Railgun est donc une double adaptation réussie avec une belle maîtrise d'une improvisation, qui sert finalement de très bonne morale : vous n'êtes pas seuls et avec vos amis vous pouvez réussir l'impossible. Et tout çà, grâce au pouvoir de l'amitié, n'est-ce pas formidable ?


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