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24/07/2004 | Rukawa

Tenshi na konamaiki


Titre VO : 天使な小生意気
D'après le manga de Hiroyuki Nishimori
Studio : TMS Entertaiment
Réalisateur : Masaharu Okuwaki
Character-Design : Hiroyuki Nishimori
Compositeur : Daisuke Ikeda
Diffusion au Japon : du 6 Avril 2002 au 29 mars 2003.
Genre : Comédie
Licence Française :  /
Nombres d'épisodes vus :  38/50

Tenshi na konamaiki, la review

Megumi Amatsuka est la plus belle fille de son lycée. Un visage d'ange, pourrait-on ainsi dire. Et pourtant, elle cache un terrible secret, que seule sa meilleure amie Miki Hanakain connaît : Megu-chan a été un garçon. Non ce n'est pas un travesti ...

Pour en connaître les raisons, revenons simplement 6 ans en arrière ...
Le jeune Megumi-kun joue au bord d'une rivière. Il sauve alors un homme d'une bande de voyous. Pour le remercier, ce dernier lui offre alors un livre qu'il prétend magique. Une fois s'être à nouveau débarrassé des mêmes voyous, Megumi ouvre enfin l'ouvrage et... comme par magie, un Pierrot apparaît pour exaucer un vœu. Le garçon demande alors d'être l'homme le plus fort parmi les hommes. Mais, bien au contraire, le vœu accordé est en fait à l'opposé de ce qu'il avait demandé. Megumi devient alors une jolie jeune fille -ce qui est, ma foi, un peu logique : seule une femme peut venir à bout des plus puissants hommes-. Assez impulsive, notre Megumi-chan jette alors le livre dans la rivière...

Retour dans le présent, aujourd'hui, c'est la rentrée scolaire et Megu-chan a bien grandi. Seize ans et toutes ses dents, elle n'a qu'une idée en tête : redevenir un homme !
Mais c'est une entreprise assez complexe lorsque l'on est aussi belle et que tous les garçons vous mangent dans la main. D'ailleurs, 3 d'entre eux créeront le "Club de Protection de Megumi" pour éviter que certaines personnes un peu trop pressantes ne s'approchent d'elle. Touchée par leur bienveillance, la jeune fille va ainsi avouer son secret à Genzo, Fujiki et Yasuda. Ces derniers, bien qu'ayant le bégun pour leur protégée, lui promettent de tout mettre en œuvre pour retrouver le livre magique qui lui fera redevenir un homme...

A la première approche, on se rend compte que le design de Tenshi na konamaiki est assez rebutant. N'y allons pas par quatre chemins : les dessins sont moches. Le chara-design est directement repris du manga de Hiroyuki Nishimori et que, contrairement à d'autres séries comme Fruits Basket par exemple, il n'a pas été remanié et rendu plus beau. Et pourtant, n'en déplaise à certains, ce qui compte, ce n'est pas sur la qualité graphique qu'il faut juger une série. Car une fois habitués à ce style particulier, vous prendrez autant de plaisir que moi à le regarder, non seulement vous adorerez mais en plus vous accrocherez facilement à l'intrigue principale qui titillera votre curiosité : Megumi-chan redeviendra-t-elle Megumi-kun ?

Il est rare de nos jours que les animes japonais humoristiques ne tombent pas dans le classique d'une petite culotte à droite, ou d'un soutien-gorge à gauche. Certes, ces séries sont un régal pour les yeux de ces frustrés de pervers japonais, et un repos parfois mérité pour le cerveau. Mais encore ? Tenshi na Konamaiki arrive à se démarquer de ce fan-service ambiant, un peu trop proliférant par moment, même si du bon peut parfois en découler comme Mahoromatic, Love Hina ou encore Vandread...

Cependant, pourquoi est-ce que je vous parle de fan-service ? Et bien, contrairement à ces animes où c'est un jeune homme qui est au centre de l'histoire, assailli par une horde de femmes, ici, c'est notre impertinente d'ange qui est entourée de toutes les attentions et par des gardes du corps un peu clichés : le pervers (Yasuda), le type banal (Fujiki), la brute idiote (Genzo) et le playboy froid (Kobayashi).

S'il n'y a plus de fan-service, que reste-t-il alors ? Et bien l'humour. Je vous garantis que le rire sera au rendez-vous, l'humour y est omniprésent. Normal me direz-vous pour ce genre de série. L'idée du garçon devenu une fille avait déjà été exploitée par Takahashi Rumiko dans Ranma ½, mais dans Tenshi na Konamaiki, cela prend une autre tournure. Même si, elle se refuse à l'avouer, Megumi se plaît relativement bien en fille. Etant assez violente et impulsive -elle n'hésite d'ailleurs jamais à frapper Genzo dans les bijoux de famille à chacune de ses tentatives de baiser volé-, la jeune fille est quand même assez sensible et aime être protégée par ceux qu'elle apprécient. Et elle leur rend bien, car elle-même est assez protectrice envers ses amis comme le montre les épisodes du séjour à Ôsaka ou encore lors des fiançailles de Miki. C'est peut-être son côté garçon manqué qui ressort ?
Mais, durant l'adolescence naissent aussi les premiers amours. Au fur et à mesure de l'avancement du scénario, notre ange se demande si elle ne commence pas à avoir des sentiments envers les hommes. Genzo marque ainsi de plus en plus de points à chaque fois que ce fou la protège. Ah s'il suffisait de protéger une personne pour que celle-ci devienne amoureuse de vous, ça se saurait ! La vie n'est donc pas facile pour se garçon, qui à l'instar d'un Keitaro dans Love Hina, passera l'anime à s'en prendre plein la figure ou ailleurs... Mais la peine est absente devant tout ces sévices, puisque chacune de ces situations nous place dans un état de fou rire intense. D'ailleurs, parlons des personnages principaux.

Genzo Soga est le furyô classique des shônen : très bagarreur, pas très futé, mais au fond avec un cœur gros comme ça, dont seul un fourreau pourrait contenir sa folie destructrice comme dirait Katsura Kogorô dans Tsuihoku Hen. Et Megumi semble être ceci. Genzo eu le coup de foudre, après sa première expérience de coup de pied dans les burnes, pour avoir envoyer balader une jeune fille un peu trop collante. Devenu fou amoureux, celui-ci reniera son côté mauvais garçon et essayera de devenir un gentleman sans pour autant réussir. Pire, il passera même plus souvent pour un idiot complet, tellement son raisonnement est illogique. Mais c'est surtout sa passion qui l'entraîne, une totale abnégation qui plaira à Megumi.

Kazufumi Kobayashi est tout son contraire. Le jour et la nuit en somme. Là où Genzo fonce tête baissée, Kobayashi, lui, est plus calme et réfléchi. D'ailleurs, comme tous les autres personnages, il est assez cliché, jouant le rôle du beau gosse froid et ténébreux, pas très ouvert envers le monde. Son gros point faible est que, contrairement à Genzo, il n'a aucun sens de l'humour et a un visage assez figé. Néanmoins, il est physiquement aussi fort et pratique le karaté dans le dojo familial. Sa rencontre avec Megumi lui donnera envie de changer.

Ichirô Fujiki, lui, souffre d'un complexe d'infériorité, enfin, disons plutôt le complexe d'être toujours moyen. En effet depuis son enfance, personne ne le remarque, jamais premier, jamais dernier. Même sa famille dit de lui qu'il n'est qu'un type banal sans intérêt. Mais pourtant, Fujiki est doté d'un immense courage et n'hésite pas à se battre ou se sacrifier pour protéger ses amis. Sa rencontre avec Megumi le fera reprendre confiance en lui.

Tasuke Yasuda est le pervers de la bande. Ne dites pas qu'il est un simple pervers ça le vexerait, il se veut être le plus grand pervers du Japon. Rien que ça ! Saignements de nez, bave aux lèvres, pensées érotiques à tout va, fantasmes sur les cosplays, tout les stéréotypes habituels en bref, sont son lot quotidien. Sa leitmotiv est "être pervers est bien".

Mais tout ce petit monde serait, sans doute, déjà mort, tué par Megumi, s'il n'y avait pas Miki Hanakain. Elle est sa meilleure amie et fut la seule pendant longtemps à partager son secret. Miki fait un peu figure de Jiminy Cricket, c'est-à-dire la conscience de la jeune fille. Mais au fond d'elle, Miki souhaite de tout son cœur que Megumi-chan ne redevienne pas Megumi-kun...

Il est à noter que l'anime ne serait rien sans ses seiyuu. Les excellents jeux d'acteur de Megumi Hayashibara (Faye Valentine dans Cowboy Bebop, Ayanami Rei dans Evangelion, Lina Inverse dans Slayers ect...) et de Yûji Ueda (Urashima Keitaro dans Love Hina, Sagara Sanosuke dans Rurôni Kenshin ect...), respectivement Megumi et Yasuda, jouent beaucoup sur le dynamisme de la série et montrent la voie à d'autres doubleurs; certes moins connus, mais tout aussi compétents. Mais le meilleur rôle es sans doute celui possédé par la personne prêtant sa voix à Genzo. Doublé par Wataru Takagi (Onizuka Eikichi dans GTO, Kenji dans Initial D ect...), ce dernier est tantôt une brute épaisse sans cervelle, tantôt un gamin pleurnichard. Ce personnage arrive à nous faire mourir de rire et le talent de son interprète y est pour beaucoup, tellement son registre est large.

Côté musique, les opening et ending sont excellents et donnent une accroche supplémentaire au visionnage. On ne le remarque souvent pas, mais si on zappe pendant le générique, on ne prend souvent pas la peine de continuer à regarder la série.

Au Japon, le manga n'est toujours pas fini et Megumi n'a pas encore achevé sa quête. Espèrons que cela durera encore très longtemps car cette anime est excellent et le manga doit sûrement l'être, j'imagine. A quand une sortie en France ?
Bref, Si vous avez aimé Ranma ½, et Love Hina, mixez le tout et vous obtiendrez Tenshi na Konamaiki !


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