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23/12/2008 | Rukawa

Eureka seveN


Titre VO : Koukyou Shihen Eureka seveN (交響詩篇 エウレカセブン)
Studio : Bones
Réalisateur : Tomoki Kyoda
Character-Design : Ken'ichi Yoshida
Compositeur : Naoki Satou
Diffusion au Japon : du 17 avril 2005 au 2 avril 2006 sur MBS
Genre : Mecha et écologie
Licence Française : Beez
Nombres d'épisodes vus : 50/50
Autres : Un film Good Night, Sleep Tight, Young Lovers

 

Eureka seveN, Palms of Planet

Renton Thurston est un jeune garçon de 14 ans un peu loser. Il déprime sur sa vie morose tout en adulant Holland Novak, un surfeur de l'air. En effet, Renton est passionné de lift, cette discipline qui consiste à surfer sur les "particules trapars", des courants d'air invisibles, mais à la qualité de glisse ultra performante. Il n'est malheureusement pas très doué, mais sa rencontre avec l'énigmatique Eureka va tout changer et révéler un lien très fort entre eux. Après le réveil de son talent naturel pour le lift et le sauvetage d'un mecha redouté et redoutable, Nirvash, il est contraint de quitter son grand-père. Le voilà donc parti pour une grande aventure aux côtés d'Eureka, Holland, et toute son équipe du Gekkostate.

Du surf dans le ciel, on en n'avait pas vu en animation depuis Daicon IV par les jeunes animateurs qui formeront la Gainax. Il ne faut pas forcément y voir un hommage, mais en tout cas l'idée est plutôt originale d'utiliser des robots comme rois de la glisse. Dans Eureka seveN, ce n'est ici que du pur style, ce n'est pas un anime avec la glisse comme thème principal, les mechas ne sont pas, comme dans Last Exile, un moyen de réaliser des figures artistiques. Les mechas restent ici des machines de guerre plutôt utilisées par nos héros pour survivre. En effet, Holland est recherché par l'armée pour le kidnapping d'Eureka, ou plutôt pour l'avoir libérée... ce qui nous amène à nous poser des questions sur ses origines pour le moins mystérieuses...

À travers l'échappatoire des héros pour survivre, Eureka seveN véhicule ainsi un message de paix et écologique avec une pointe de mysticisme au fur et à mesure que le spectateur découvre les mystères de ce monde. De simples kidnappeurs qui deviennent des révolutionnaires contre un pouvoir en place corrompu ayant trop de choses à cacher.

Mais, même longtemps passée l'introduction des différents membres de Gekkostate, on n'en apprend pas beaucoup plus qu'au départ, la trame de l'anime est surtout axée sur les interractions entre l'équipage et Renton. L'intrigue ne se résoudra, au final, que sur les 5-10 derniers épisodes, expliquant le passé militaire assez chargé de Holland et les origines d'Eureka, ainsi que l'histoire de la famille Thurston.
Le reste de la série sera surtout composée de diverses missions, de mysticisme sur l'origine des particules trapars, ainsi que de courses-poursuites effrénées afin d'échapper à l'armée.

En fait, la série pourrait grossièrement se résumer ainsi : Eureka seveN est un anime de 50 épisodes composé de 40 épisodes de fillers. Mais ce qui fait la différence avec les autres, c'est que, même si le fil rouge n'est abordé que par petites touches, ces épisodes, même si ne faisant pas avancer le schmilblick, demeurent tout de même très agréables à visionner. Tantôt hilarants comme l'épisode du bizutage de Moondoogie ou l'excellente partie de foot, tantôt tragiques comme l'histoire de Charles ou la destinée des coralians, ils nous permettent de mieux nous attacher aux différents personnages, qu'ils soient ennemis ou alliés. La richesse de leur background et de leurs caractères est ici une raison essentielle à l'accroche.
Sauf malheureusement pour Eureka, qui d'épisode en épisode semble avoir de moins en moins d'utilité. C'est bien beau de la protéger et qu'elle ait un rôle majeur à la fin, mais en attendant, son charisme frise le néant.
Cependant, de l'autre côté de la balance, celui avec qui elle formera un couple, au contraire, s'en verra fortement grandi à la fin de l'aventure.

Les anime de mecha sont souvent une métaphore, où, le pilote adolescent, évolue psychologiquement et devient un homme. Notre héros Renton n'échappe pas à la règle, et il est même certainement l'un des pilotes qui gagne le plus de maturité, comme quoi les baffes, çà aide. Enfin, ceci étant, Renton se fera tellement taper dessus par Holland qu'on pourrait penser qu'il s'agit là du running gag de l'anime : Renton fait une connerie, Holland le tabasse; Renton ne fait pas de connerie, Holland le tabasse; Renton reste cool, Holland le tabasse. On peut se demander qui est le plus mature des deux.
D'abord ravi de rencontrer son idole, Renton déchantera vite fait, devant la personnalité ultra-protectrice de Holland envers Eureka. Plus que çà, d'abord enthousiaste d'avoir la possibilité de réaliser son rêve, être pilote de L.F.O., Renton fera face à de cruelles désillusions, car projeté trop vite dans un univers qui le dépasse : la guerre. Le lifting, Renton ne pourra y toucher qu'avec les yeux avant un bon moment, mais surtout, "ce n'est pas sa guerre". Il semble longtemps un élément extérieur, tout en essayant seulement de protéger Eureka, même si cette place est déjà réservée par Holland. De plus, il supporte également le poids de son père, ce héros, sacrifié pour sauver le monde dans le passé.

On peut aussi citer en points forts de cet anime, les passages qui font échos à d'autres productions du même genre, entrées dans le panthéon de la japanimation. On n'ira pas jusqu'à dire que ce sont des références, mais plutôt des clins d'oeil, surtout aux deux séries de mecha les plus importantes du siècle dernier : Evangelion et Gundam.
Ainsi Linck, Maeter et Maurice, les enfants adoptés par Eureka nous font penser à Frau Bow et ses trois orphelins turbulents, ou encore le Gekkostate nous rappelle le White Base en plus festif.
Renton pilotant en mode berserk, quant à lui nous rappelle au bon souvenir de Shinji et son EVA-01.
Vous me direz aussi que Eureka -fille aux cheveux bleus- semble modelée sur Rei Ayanami, avec encore moins de personnalité.

Pour parler un peu d'animation, la réalisation des différents épisodes est plutôt réussie et régulière. Ainsi, on a droit à certaines séquences de surf aérien impressionnantes, montrant les habituels combats de mechas sous une autre perspective. Certes, on a droit à des affrontements avec plein de jolis Itano circus, mais le surf c'est cool aussi !

Tout çà pour dire que Eureka seveN fait partie de ce nouveau genre d'animes de mecha où, comme Fullmetal Panic ou Code Geass, le robot géant n'est qu'un moyen et pas une finalité : les L.F.O. ont surtout une utilité domestique et ne servent que rarement pour se battre. La trame principale de l'anime ne tourne pas autour d'eux, d'où la justification des fillers ayant allure de missions gagne-pain.
Et ce n'est pas plus mal, ce genre d'initiative permet d'attirer un public pas forcément fan de Gundam et autres séries de Robot Anime, qui, depuis une dizaine d'année, est un genre ayant, hélas, du mal à se renouveler, dont la seule idée étant marketing, en rajoutant du bishounen de partout ...


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