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23/08/2015 | Rukawa

DEADMAN WONDERLAND


Titre VO : デッドマン・ワンダーランド
Auteurs : Jinsei Kataoka & Kazuma Kondô
Date de création : 2007
Genre : Drame
Prépublié chez : Shônen Ace
Editeur Français : Kana
Nombres de tomes lus : 13/13
Autres : un anime de 12 episodes

 

Ganta Igarashi, un lycéen plus que banal, va voir toute sa classe décimée devant ses yeux. Seul survivant, il sera incarcéré à tort pour le massacre de ses camarades de classe. Son lieu de détention est une prison très populaire nommée Deadman Wonderland. Sorte de parc d'attraction le jour, quand les portes se referment, l'envers du décor est révélé : les prisonniers sont soumis à de nombreuses épreuves dans le but de divertir un public sélectionné.
Contre toute attente, le véritable responsable du massacre qui a ruiné la vie de Ganta refera son apparition dans la prison le temps de semer la zizanie avant de disparaître à nouveau. Après quelques recherches Ganta découvrira rapidement qu'à l'intérieur de cette prison se trouve un univers caché où certains élus, dont lui, sont capables de manipuler le sang.
Ces derniers deviennent des gladiateurs dans un combat ensanglanté nommé le Carnival Corpse, un jeu de massacre organisé secrètement par Tsunenaga Tamaki, le vice-directeur de la prison. Le jeune homme se trouve deux objectifs : survivre et surtout retrouver le mystérieux homme en rouge, véritable coupable de la tuerie.

Ganta utilisant son sang.A défaut d'être une merveille scénaristique bourrée d'originalité, Deadman Wonderland est une merveille visuelle. Le trait des auteurs reste sans aucun doute ce qui est le plus agréable et appréciable de l'oeuvre. Le manga a la particularité d'être dessiné par deux personnes, un couple en l'occurrence, Jinsei Kataoka & Kazuma Kondô. Si la majorité des personnages est dessinée par madame Kataoka, son mari, Kondô est à la fois le scénariste principal, et dessine les name, mais également tout ce qui est prop design et mechanic design.

Le manga démarre donc de façon assez classique utilisant le schéma de la vengeance, avec en plus un petit tournoi pour mettre en appétit le lecteur. Il est quelque peu dommage que le manga n'ait pas exploré plus d'épreuves dans la prison et que le chemin de la facilité fut emprunté aussi rapidement. Des épreuves ingénieuses à la HUNTER x HUNTER n'auraient pas été du luxe…

Quoi qu'il en soit, si le manga démarre assez fort, ne vous attendez pas à n'y voir que de la baston pure et dure : le manga est plutôt bien rythmé, temporisant aisément entre les motivations des divers personnages et les combats. Ils se finissent assez rapidement et il faut avouer que les auteurs n'ont pas choisi par hasard la maîtrise du sang comme arme, certaines utilisations de ce médium étant vraiment ingénieuses.

Ganta, seul personnage sain d'esprit du manga, sera obligé de s'affirmer pour survivre. En effet, il évolue de façon intéressante : il ne jouera pas très longtemps la victime de complot car son instinct de survie prendra rapidement le dessus. Contrairement aux autres, il est le seul Deadman a vraiment à avoir un objectif. 

Si les adversaires et codétenus ont un passé douloureux avec un poids sur la conscience, Ganta est surmotivé par la volonté de découvrir la vérité. Puisque sa proie n'est pas loin, il n'a pas forcément envie de sortir de prison. Il veut se venger et faire en sorte que l'injustice qu'il a subie soit reconnue. Il est le seul qui a l'air encore vivant, là où les autres Deadmen sont plus dans la fatalité.

Les auteurs ont eu la bonne idée de lui fournir un alter ego avec le personnage de Shiro (Blanc en japonais), pour contraster avec la noirceur d'âme et la folie qui ronge petit à petit la personnalité de Ganta.

C'est un peu le jour et la nuit entre Ganta et Shiro

Shiro est représentée comme incarnation de la pureté. Elle possède un petit quelque chose de très infantile : elle s'émerveille de la moindre nouveauté, n'hésite pas à faire preuve d'espièglerie et, détail important… elle adore les sucreries ! Avec elle, les auteurs ont réussi à créer un personnage ambivalent, dont la dualité fait tout l'intérêt.
Même si elle apparaît comme une simple jeune fille, son passé laissé trouble et sa qualité de deadwoman en font un personnage qui cache un peu son jeu… Même si elle ne le fait pas volontairement ! On se rend d'ailleurs très vite compte que des liens plus forts que ceux du sang unissent Ganta et Shiro. Les deux personnages semblent se connaître depuis toujours et font preuve d'une complicité étonnante pour deux "inconnus".
Alors qu'elle connaît des hauts et des bas, leur relation évolue de façon chaotique. Kataoka et Kondô glissent de nombreux indices au fil du récit, preuve d'un véritable travail de fond sur les personnages, mais ce n'est que vers la toute fin que l'on apprend vraiment qui ils sont l'un pour l'autre. 

A contrario, il est difficile de ne pas affirmer que les autres Deadmen sont sous-exploités : ils le sont clairement.
Seul le viril Senji sort un peu du lot et aura droit à plus d'un unique combat. Ce dernier, à défaut d'avoir une psychologie aussi fouillée que celle de Ganta, est certainement le personnage le plus cool du manga. Il est l'archétype de la tête brûlée et servira notamment de mentor à Ganta, qui en aura bien besoin pour devenir plus fort, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Il est également le seul à ne pas prendre son péché comme un fatalité. Après tout, ce qui est fait est fait, et pour lui le Carnival Corpse est un passe temps comme un autre.

Pas de violence, c'est les vacances pour Senji

Les autres Deadmen auront leur heure de gloire le temps d’un combat, où ce sera l’occasion de voir déborder l’imagination des auteurs en ce qui concerne la manipulation du sang. S’ils sont peu présent au final, ces combats seront l’occasion d’insérer des flashbacks afin de nous faire découvrir leur passé déchu.

De la même manière, les méchants manquent un peu de charisme, même si eux aussi touchés par la folie. Le lecteur suivra d’ailleurs en parallèle les motivations de Tamaki, et celle du directeur de la prison, identifiés comme les véritables ennemies, bien plus que ce mystérieux homme en rouge, la cible de notre héros.

Plus, si le lecteur apprend l’identité de l’homme rouge, au bout du premier tiers de la série, il n’en sera pas de même pour Ganta qui continuera à se prendre la tête, jusqu’à la confrontation. L’histoire est maîtrisée du début à la fin, les éléments s’emboîtent et tout se dévoile rapidement dans les dernières tomes où toutes les motivations sont justifiés de façon crédibles.

Deadman Wonderland est de ces nombreux shounen, sympathique à lire mais qui sera loin d’être une merveille inoubliable. Bien que très classique, le manga reste cependant plutôt efficace dans sa narration, dans son développement et surtout, ce qui est rare de nos jours, nous offre une fin satisfaisante et réellement concluante.

 

DEADMAN WONDERLAND © Jinsei Kataoka,  Kazuma Kondô, Kadokawa Shôten


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