Yoshitaka Amano (Monaco Anime Game International Conferences 2015) - Interviews - Manganimation.net, Manga Anime, news & reviews
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03/04/2015 | Rukawa

Yoshitaka Amano (Monaco Anime Game International Conferences 2015)


Le fameux chara designer de Final Fantasy et de Gatchaman, Yoshitaka Amano pour sa seconde fois à Monaco.

Yoshitaka Amano

En lisant plusieurs d'interview de vous, on se rend compte que vous ne citiez jamais les mêmes influences. De quoi dépendent vos réponses ?
*rire*
Quand on me pose la question, je ne réfléchis pas trop *rire*
Je réponds spontanément mais toutes mes réponses sont vraies et sincères. Cependant, puisque c'est au feeling, c'est différent à chaque fois.

Comment se sont passés vos débuts chez Tatsunoko Production ?
Je suis originaire de Shizuoka mais j'avais un ami à Tôkyô qui vivait pas très loin du studio Tatsunoko. Je leur ai donc amené quelques dessins. Je ne sais plus exactement ce que j'avais dessiné, mais je leur ai dit que j'aimerais travailler chez eux.
J'aimais dessiner, mais vivre du dessin était un peu inespéré à l'époque. Je ne pensais pas que cela pouvait se faire. Je suis rentré à Shizuoka où j'ai finalement reçu la lettre m'indiquant que j'avais été embauché.
Je n'avais pas de plan de carrière, c'était de la chance. Si je n'étais pas entré chez Tatsunoko, je ne serai pas devenu dessinateur professionnel.

Avez-vous une anecdote particulière à nous faire partager sur Akemi Takada ?
C'était une collègue chez Tatsunoko. A l'époque, je travaillais beaucoup, énormément même. Quand elle devait partir, je lui disais qu'il y avait encore ceci et cela à faire. Elle ne rentrait pas souvent chez elle *rire*
Enfin, je faisais ça un peu avec tout le monde, pas qu'elle.
Comme je lui laissais beaucoup de choses à faire, on peut dire qu'elle a fait beaucoup de progrès grâce à moi *rire*
Peut-être que, d'un certain côté, elle me hait, mais de l'autre, je pense qu'au fond d'elle, elle me remercie. *rire*

Chez Tatsunoko, nous ne vous avons pas trouvé crédité en tant qu'animateur-clef ou directeur de l'animation, utilisiez-vous un pseudo ?
Effectivement, même si ce n'est pas vraiment un pseudonyme, j'ai juste changé le kanji de mon nom parce que je ne l'apprécie pas donc j'ai préféré qu'on le voit à l'écran avec une écriture différence. La lecture reste cependant la même, seule la caractère change.
J'ai évidemment été animateur-clef et directeur de l'animation et j'ai même fait de la direction d'épisode, mais je n'ai pas occupé très longtemps ces positions car j'ai eu de plus en plus de boulot en tant que character designer, poste auquel j'ai dû me consacrer à plein temps.

Étiez-vous étonné que Mach 555 fût adapté en film hollywoodien, sous le nom de Speed Racer ?
J'imagine que l'anime a été diffusé aux USA et que ceux qui ont réalisé le film l'ont vu à l'époque et ont voulu en faire une adaptation. J'ai été étonné oui, mais surtout parce que nos œuvres sont destinées et pensées pour un public local donc ni américain ni étranger. C'est toujours une surprise de voir qu'on arrive à inspirer des gens ailleurs et c'est très intéressant car une œuvre va vivre dans plusieurs pays, avec un public différent, donc de plusieurs manières différentes.

Vous vous êtes ensuite mis à votre compte, et votre style a évolué ...
Quand j'ai arrêté de travailler chez Tatsunoko, je ne connaissais pas encore vraiment mon style. Le fait de dessiner des personnages que l'on a créé soit-même est la manière de le trouver. En tant que character designer, je suis arrivé à me poser la question « Quel est mon style ? ». Je ne connaissais pas la réponse. Mais au fur et à mesure que je dessinais, j'ai réussi à le trouver. Par-là, je veux dire mon style, le genre de chose que j'aime vraiment dessiner. Final Fantasy, que j'ai dessiné par la suite, c'est mon style par exemple. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à le penser vraiment.
Au moment où j'ai fait Tenshi no Tamago j'avais presque trouvé mon style. En regardant bien, on voit que c'est très différent de ce que je faisais chez Tatsunoko.

Sur les premiers Final Fantasy, comment passe-t-on de votre style de dessin au style en SD in game sur la Famicon ?
Une fois sur ordinateur, c'est, en effet, un rendu très différent de ce que je dessine sur papier, c'est plus simple mais plus la technologie va avancer, plus les dessins en pixels ressembleront au contenu d'origine.
Cependant, mon style d'origine n'a pas changé depuis. C'est seulement l'environnement qui a changé.

Justement Final Fantasy qu'est-ce que çà évoque chez vous ?
C'est le premier jeu vidéo auquel j'ai participé. Cela fait 28 ans, nous avons eu le soutien de beaucoup de monde, c'est pour cela que ça continue. Si ce jeu n'avait pas été intéressant, si les ventes n'avaient pas été suffisantes, tout se serait arrêté. Je trouve ce soutien incroyable, je suis fier d'avoir contribué à cette saga. Les concepteurs ont changé depuis les premiers épisodes, mais la série continue encore aujourd'hui. Beaucoup de gens y ont mis leurs forces et efforts. Son succès, c'est le résultat de tout ce soutien et de ces efforts.

Maintenant que vous êtes un artiste accompli, que pensez-vous de l'animation japonaise actuelle ?
Ce sont mes racines, je suis sorti de là. Je sens qu'il y a en moi un lien très fort qui nous unit.
Cependant je ne peux pas vraiment répondre, je ne regarde pas vraiment d'anime et même à l'époque, je n'en regardais pas trop non plus. Comme je travaillais beaucoup je n'avais pas le temps d'en regarder.
Même si je revois des amis animateurs ou quand je rencontre des personnes qui travaillent dans ce milieu, nous ne parlons pas de ça.

Traduction : Sahe Cibot


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