Hiroyuki Yamaga & Yasuhiro Takeda - Gainax (Connichi 2017) - Interviews - Manganimation.net, Manga Anime, news & reviews
Network
     

↓

29/04/2018 | Rukawa

Hiroyuki Yamaga & Yasuhiro Takeda - Gainax (Connichi 2017)


Habitué de la Connichi, Hiroyuki Yamaga est cette fois accompagné par Yasuhiro Takeda, ancien président du studio Gainax, étaient invités à la la convention allemande du 22 au 24 septembre 2017. Ils étaient venus pour présenter leur nouveau projet, Zero Century, un projet en 3 films d'animation sur l'univers du Captain Harlock, co-produit avec Production GoodBook.

 

 

Que voulez-vous nous dire sur procès contre le studio Khara ?
Hiroyuki Yamaga : Le verdict a été prononcé. Et comme cela a été annoncé, l'argent emprunté doit être remboursé. Il n'y a aucune querelle entre nous. Ce n'est pas parce qu'il y a un procès qu'il y a dispute. Le studio nous avait informé qu'il y aurait procès afin de se faire rembourser. Mais il n'y a aucune dispute entre nous, c'était juste une suite logique. Ils ont demandé à être remboursé et nous avons agréé.

Deux milliards de yens, le budget demandé pour Aoki Uru est assez énorme.
HY : Vous avez beau dire énorme, nous pensons à un budget dans la moyenne d'un film Ghibli, et nous ne pensons pas à avoir un énorme budget non plus. Pour la production d'un film original pour le grand écran, c'est le montant dont nous avons besoin. Les budgets de Ghibli ne sont pas non plus tous énormes non plus. Mais quand on voit Kimi no na wa qui a fait un record avec 450 millions de yen de budget, c'est un véritable miracle. Moi je n'y arriverai pas.

Pourquoi donc ?
HY : La vraie question est : « Pourquoi a-t-il réussi ? ». Un film à 450 millions ! C'est un vrai mystère ! Pourquoi un film Ghibli coûte 2 ou 3 milliards ? C'est là la question ! Si cela vous intéresse tant, enquêtez donc. Moi je n'en sais rien.

Kimi no na wa (Your Name) a coûté environ 3,5 millions d'euros. En comparaison, Marnie a coûté 1,1 milliards de yens soit environ 9 millions d'euros et Kaze tachinu (Le vent se lève) 3 milliards de yens soit environ 23 millions d'euro. Le record revient à Kaguya Hime monogatari, qui a coûté 5,1 milliards de yens, soit environ 38 millions d'euro.

Vous aviez dit l'année dernière avoir trouvé des sponsors pour Akubi, et là plus rien ...
HY : Ce n'est pas à moi mais à au producteur de répondre.
Yasuhiro Takeda : Nous n'avons pas encore trouvé tous les sponsors dont nous avons besoin. Juste une partie. Nous sommes toujours actifs dans nos recherches. En tant que responsable à ce sujet, j'ai mis en place Gainax Kyôtô, donc je ne peux pas y mettre tout le temps que je voudrais mais je continue.

Qu'en est-il de Gainax Kyôtô actuellement ?
YT : Le studio est prêt, mais il n'y a encore aucun staff à l'heure actuelle. Nous sommes justement en train d'essayer de rassembler une équipe.
Nous comptons sur une vingtaine d'animateurs environ pour le studio, nous ne les avons pas encore.
En ce moment, il y a des tests et interviews en cours pour embaucher de nouvelles personnes au début de l'année prochaine, une fois qu'ils auront terminé leurs études. Donc, le studio ne démarrera effectivement qu'après avril 2018. Nous nous préparons pour cette date.

Justement, est-ce qu'au niveau de fonctionnement, Gainax Kyôtô est quelque chose à part par rapport à Gainax ?
YT : Au niveau du travail, il n'y a pas grande différence. Gainax Kyôtô travaillent aussi librement que Gainax... mais par rapport à Gainax Tôkyô, Gainax Kyôtô a pour but d'utiliser des animateurs de la région-même, ainsi que des sponsors locaux. Mais Gainax Kyôtô et Gainax Tôkyô pourront aussi faire un parteneriat et être associés sur certains projets.

Au studio Bones par exemple, il y a plusieurs sous-studios, Bones A, B, C etc… et l'un d'eux, celui pris en charge par Yoshihiro Oyabu, est spécialisé sur les grosses productions. Est-ce que cela ressemble un peu à ce que Gainax veut faire également ?
YT : Ce que veut faire Gainax qui soit dans le même sens, c'est... comment dire… nous voulons que Gainax Kyôtô opère indépendamment. En tant que société, c'est une société séparée, et donc au niveau des projets aussi Gainax va agir indépendamment.
Par exemple, concernant Bones, vous parlez des Bones A, B, C, avec celui-ci pour les films cinématographiques, celui-là pour la TV, et l'autre pour autre chose, mais c'est en équipe, équipe 1, équipe 2, équipe 3, et comme ils ne peuvent pas tout faire et n'ont pas de grandes structures pour tout faire, ils doivent se diviser le travail. S'ils font tout ensembles, cela se fini en disputes au sein du studio, dispute pour la répartition des animateurs. C'est pourquoi le travail se divise en équipes. Donc il y a une équipe A, une B, une C. Celle-ci s'occupe des productions TV, celle-là des films pour le cinéma etc...
Cela ne se limite pas à Bones. Même les autres grands studios à Tôkyô procèdent de la même manière. Ils ont des équipes 1, 2, 3, ou A, B, C. Il y en a beaucoup.

Dans la région, il y a Kyôtô Animation, j'imagine que votre but est d'atteindre leur niveau d'excellence ?
HY : Evidemment ! Mais Kyôtô Animation est une chose, et nous n'avons pas cherché à faire un studio dans le même style que celui de Kyôtô animation. Au mieux, notre objectif est le même que le leur, à savoir faire des anime du plus haut niveau de qualité possible.

Cependant chez eux le temps de production d'un épisode est plus long que chez les autres studios par exemple, le planning permet plus de largeur. Le coût de production devient plus élevé, j'imagine ?
YT : Désolé, je ne suis pas au courant. Cependant, concernant Kyôtô Animation, je ne pense pas que le coût de production d'une série tv soit le double de la normale. Mais le fait que cela soit plus long, je ne travaille pas à Kyôtô animation donc j'ignore pourquoi ils font cela, mais bon ils doivent avoir une bonne raison... c'est peut-être pour avoir une meilleure qualité ou je ne sais quoi...

C'est totalement pour cette raison.
YT : Quoiqu'il en soit, à la différence d'un studio qui, à la manière d'un conbini, peut travailler 24h/24, à Kyôtô Animation on y travaille du matin au soir seulement. Les gens n'y restent pas toute la nuit. Donc, bien évidemment, cela leur prend plus de temps au niveau de la production. Du moins c'est ce que j'ai entendu dire, ne travaillant pas à Kyôtô Animation, j'ignore si cela est vrai mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise manière de faire. La raison étant que concernant Gainax Kyôtô, nous comptons travailler de la même manière, à savoir du matin jusqu'au soir.

Yasuhiro Takeda, vous êtes venu l'été dernier à la Japan Expo présenter cette trilogie Zero Century. Quel est votre rôle exactement sur ce projet ?
YT : Avant tout je suis producteur. Et comme vous pouvez le voir sur les posters, c'est une production GoodBook et Gainax. Je travaille bien évidemment pour Gainax, mais GoodBook est un nouveau studio avec peu d'expérience, dont le siège est à Ôsaka, et le studio à Tôkyô. Les studios de Gainax et de GoodBook se trouvant tous deux à Tôkyô et dans le même arrondissement ils sont très proches. Mais le siège social est à Osaka, dans le quartier de Umeda, avec son directeur et un autre producteur. Mais tous deux ont peu d'expérience concernant ce genre de productions, ou en relation avec les sponsors, car c'est une entreprise encore bien jeune. Qui plus est, le directeur de GoodBook vient d'un tout autre milieu, autre que l'anime, il m'a donc demandé de l'aider. A vrai dire, j'aide Gainax Kyôtô, Gainax et Fukushima Gainax. Et avec une autre personne de Kyôtô, et quelqu'un de Fukushima, nous sommes 3 ou 4 avec le directeur de GoodBook à travailler sur cette production.

Est-ce que Gainax Fukushima aidera simplement ou resteront-ils sur leurs propres projets ?
YT : Ils ont leurs propres projets également, bien évidemment, si vous cherchez un peu vous trouverez facilement. Gainax Fukushima est très actif dans son coin. C'est un peu compliqué, mais Gainax Fukushima n'est pas actif seul, mais aidé par Gainax, la maison mère, de diverses manières. Tout d'abord, Gainax Fukushima est actif au niveau local. Ils font des anime avec la main d'œuvre locale.

Juste des courts-métrages, non ?
YT : Exact, des courts-métrages, de nombreux. Par exemple, il y a la ville de Date à Fukushima. Vous connaissez Date Masamune, le samourai ? C'est de cette ville, Date, qu'est originaire la famille de Date Masamune. Cependant, c'est assez peu connu de nos jours, car en ce qui le concerne, il est plus connu à côté, à Sendai dans la préfecture de Miyagi. Mais sa famille est originaire de Date ! Et lui aussi ! C'est son nom ! Nous avons été approchés à ce sujet, et nous avons donc proposé de faire un anime concernant la famille de Date Masamune. Je crois que nous avons à présent déjà réalisé 2 ou 3 courts métrages à ce sujet.

C'est parce que le château de Date Masamune est à Sendai.
YT : Exactement.

D'ailleurs pendant qu'on parle de la région, le musée Gainax est assez loin de tout ...
YT : Le lieu choisi est une ancienne école primaire qui n'était plus utilisée. Comme ce nouvel endroit était vraiment bien, nous avons changé pour cet endroit. Cependant, bien malheureusement, le coin le plus proche est la ville de Koriyama, et cela prend en effet 20 minutes en voiture. C'est vrai que c'est un peu difficile d'accès. Mais le lieu lui-même est vraiment très bien, et c'est pour cette raison que nous avons décidé de nous déplacer là.

C'est quand même à trois quarts d'heure à pied depuis la gare, et il y a peu de bus.
YT : Il est vrai que si on y va en touriste, c'est assez peu pratique, mais dans la campagne japonaise en général, pas seulement à Fukushima, c'est assez différent de grande villes comme Tôkyô, Nagoya, Osaka... Il n'y a pas beaucoup de trains ou de métro. Les gens utilisent surtout leur voiture. Donc, sachant cela, cet endroit n'est pas si éloigné de tout en fin de compte pour les gens vivant dans le coin.
En 3 mois, nous avons accueilli 100 000 personnes environ. Ils viennent en voiture, en famille...

 

 

Le premier film sortira en 2020, le deuxième en 2023, et le dernier en 2026. Pourquoi trois ans de production pour chaque film de Zero Century alors que d'autres franchises font cela en un an ?
YT : Par rapport à des films comme Doraemon ou Shin-chan, il y a beaucoup plus de travail à fournir. Mais nous souhaitons d'abord sortir un film, puis attendre et voir comment il est reçu avant de continuer.
De plus, comme c'est une histoire originale, cela prend plus de temps et nous en tenons compte.
La raison pour laquelle nous visons une sortie en 2020 est pour coïncider avec les Jeux Olympiques de Tôkyô.

Concernant la musique d'Emeraldas, avez-vous déjà décidé qui la ferait ?
HY : Ce n'est pas encore au réalisateur de donner son avis. Nous n'en sommes encore qu'au début de la production, donc c'est le rôle du producteur. Une fois que tout aura été décidé, je donnerai mon avis en tant que réalisateur.
YT : C'est encore à déterminer. Nous sommes encore en train de rassembler des informations. Il nous faut encore du temps pour décider. Nous le ferons dans peu de temps.

Leiji Matsumoto a l'habitude d'être beaucoup impliqué dans ses projets. A quel degré l'est-il pour ce projet ?
YT : En fait, c'est lui le plus impliqué. A vrai dire, c'est lui qui a donné l'idée principale pour cette trilogie. C'est ce que nous développons à présent. Leiji Matsumoto a une très longue carrière, et il pense que c'est peut-être la dernière chance qu'il a de voir ses personnages sur le grand écran de son vivant. Et il donc voulu se focaliser sur ces trois personnages. Nous avons donc été d'accord pour mener ce projet en développant ces 3 personnages sur 3 films.
Personnellement, et pour beaucoup d'entre nous, c'est la première fois que nous travaillons avec Leiji Matsumoto, et donc nous n'avons aucune idée de la manière dont il s'y prend normalement, et nous sommes impatients de le découvrir. Actuellement nous avons écrit le script à partir de ses recommandations, lui avons montré, et il n'a pas particulièrement émis d'objections au vu du script. Au contraire, il a plutôt l'air impatient de voir le résultat. Nous en sommes là actuellement.

HY : Leiji Matsumoto a eu un énorme impact dans les années 70. Avant cette période, les anime de SF étaient vraiment destinés aux enfants, assez puérils. Mais les anime des œuvres de Leiji Matsumoto étaient destinés aux enfants, aux lycéens et aux adultes. Et c'est un peu la base de ce qui constitue la culture otaku d'aujourd'hui.
Leiji Matsumoto est donc un classique, et j'ai moi-même ri en réalisant que j'allais être réalisateur d'une œuvre de Leiji Matsumoto, tellement cela me semblait improbable.
Cela fait 35 ans que je travaille dans cette industrie, mais j'ai encore l'impression d'avoir à peine commencé dans ce métier, d'être encore un jeune fraîchement débarqué. Je suis donc honoré de travailler sur une œuvre de Leiji Matsumoto.
Sadamoto est également très excité à travailler sur ce projet, il paraît que le design de Leiji Matsumoto l'a beaucoup influencé dans son travail, car il l'a beaucoup copié qand il était jeune. C'est un grand fan de Leiji Matsumoto. Encore plus que moi d'ailleurs. Il est donc très impatient et très heureux de commencer ce travail.

Quand vous parlez de script, il s'agit des 3 films, ou seulement du premier ?
HY : Emeraldas. Pour cette trilogie Zero Century, dans le film Emeraldas, ce sera elle l'héroïne, mais Harlock et Maetel apparaitront également. Pour le deuxième film, ce sera Harlock le héros, et Maetel sera l'héroïne du troisième.
C'est la moins populaire et la moins connues des trois personnages, nous avons donc décidé de la mettre en avant dans ce premier film. Au Japon, comme Maetel est la plus populaire des trois, elle sera donc à l'affiche du dernier film.
Ces trois films seront axés sur 3 personnages ayant des histoires différentes. Mais dans les œuvres de Matsumoto ils sont tous reliés. Par exemple, Emeraldas et Maetel sont sœurs.
Harlock et Emeraldas se connaissent également. Cependant, leurs histoires seront indépendantes.

YT : Ce que nous souhaitons faire, c'est évidemment de montrer les personnages de Leiji Matsumoto qui sont depuis longtemps populaires en Europe, mais également de montrer que l'animation japonaise a évolué et a complètement changé, comparé à il y a 10 ou 20 ans de cela. La situation a changé non seulement au Japon mais à l'étranger aussi. Donc, comment faire pour que ces films puissent être vus à l'étranger, et appréciés ? Les vieux fans connaissent tous les œuvres et personnages de Matsumoto, mais les jeunes fans ne les connaissent pas. Donc, comment faire pour que les vieux fans apprécient ces films, et en même temps que les jeunes fans découvrent et aiment l'univers de Matsumoto ? C'est donc un véritable défi que je veux relever. C'est quelque chose que le studio lui-même n'a encore jamais fait. C'est donc un véritable défi.
Nous cherchons donc à collaborer avec une compagnie européenne de distribution, ou ici à travers la Connichi, ou encore avec vous autres journalistes, afin que tous ensemble, nous puissions faire en sorte que Emeraldas soit vu et apprécié par le plus grand nombre. Merci infiniment.

Quand verrons-nous une première bande-annonce ?
YT : Personnellement, j'espère apporter cela l'année prochaine à la Japan Expo. C'est également possible pour la Connichi je pense en tant que deuxième étape. Après tout Japan Expo est en juillet et la Connichi est en septembre, donc le timing est bon. On peut faire autre chose également. Et puis il y a en Italie des distributeurs intéressés donc il y aura d'autres endroits où se tiendra l'exposition Leiji Matsumoto. Ce ne sont encore que des souhaits car rien n'est encore décidé, mais il y a matière à faire plusieurs choses. En vérité, cela ne se limitera pas à Twitter, Facebook et autres ressources limitées au web. Cela aura un aspect réel.
Après, suivant son état bien évidemment, il se peut que Leiji Matsumoto lui-même vienne en Europe.

HY : Ce serait un grand événement s'il venait.

YT : Mais il ne faut pas oublier qu'il est assez âgé donc rien n'est moins sûr. Mais lui-même est d'accord pour venir si son emploi du temps le lui permet. J'aimerais qu'il vienne au moins une fois. Ou qu'il vienne pour un festival cinématographique. Mais qui dit festival cinématographique veut dire que le film doit être terminé et projeté, donc je pense qu'il y aura occasion qu'il vienne dans le cadre d'un festival ou d'une avant-première avant la sortie officielle. Donc il faut compter deux ans, et lorsque tout sera prêt, je compte faire en sorte qu'il y ait une bonne campagne de promotion autour du film et divers évènements en rapport.

Vous avez annoncé avoir déjà des distributeurs français.
YT : Effectivement nous en avons pour la France. Pour être exact, nous en avons en Italie, en France et en Angleterre.
Le directeur n'avait pas l'air de connaître Leiji Matsumoto, mais tout son staff était aux anges en entendant son nom donc...
Maintenant nous cherchons en Espagne. Après nous ne savons pas encore, mais il y a l'Amérique, ou le Moyen-Orient, où l'intérêt n'a pas l'air très important car peu de monde connaît Matsumoto là-bas. Il y a un comicon à Dubaï, donc si c'est possible nous irons là-bas en parler.

HY : Actuellement, nous sommes encore en train d'étudier comment sont perçues les œuvres de Leiji Matsumoto dans les autres pays. Il y a eu un film en 3D il y a quelques années, qui avait bien marché en Italie, mais il s'agit pour nous de savoir comment faire pénétrer cette trilogie dans les différents pays.

YT : Nous devons réfléchir à la meilleure façon de promouvoir ces films. Certaines œuvres de Matsumoto ayant eu du succès par rapport à d'autres dans les pays européens, nous devons réfléchir à une campagne appropriée. Il y a également le marché américain, qui est différent aussi, et les pays d'Asie du sud-est, qui sont encore différents.
Nous cherchons à savoir quelles sont les particularités de chaque pays par rapport aux œuvres de Matsumoto.

HY : Ce qui m'intéresse, c'est de rappeler comment nous étions émerveillés étant jeune lorsque nous regardions des anime pour en produire afin qu'ils aient le même effet sur les nouvelles générations, pour qu'elles soient également émerveillées.
Le producteur pense sûrement différemment mais moi c'est ainsi que je le vois.

YT : Le monde de l'animation a énormément évolué ces 20 ou 30 dernières années. Il y a actuellement tout le temps de nouveaux animes, de nouveaux titres concernant tous les genres, mais Matsumoto c'est un aspect classique de l'anime, et nous voulons montrer à travers l'univers de Matsumoto l'étendue du monde de l'anime japonais pour montrer que l'aspect classique, ancien des animes est tout aussi bien que les nouveautés.
Pour chaque anime de nos jours il y a les ventes de DVD, Blu-rays, figurines, goodies etc… mais nous souhaiterions trouver une optique différente pour vendre Emeraldas. En ce sens, nous ne voulons pas nous focaliser uniquement sur le marché japonais mais sur le marché international en même temps. En fait nous aimerions trouver un nouveau modèle marketing de l'anime à la fois sur le marché local et international.

HY : Dans l'industrie, Leiji Matsumoto est un cas très particulier. Il est toujours très intéressant de voir d'autres personnes que les japonais s'intéresser aux anime, mais dans cette industrie, Matsumoto et ses œuvres sont... comment dire, un point de départ dans l'histoire de l'animation. On peut considérer cela comme ça. En ce sens, non seulement dans son pays d'origine, mais pour l'étranger aussi, on peut présenter cela comme un anime qui peut être apprécié par tous en ce sens. *rires*
On peut dire en gros que beaucoup de monde apprécie son œuvre comme étant à l'origine de beaucoup de choses. Par exemple, le mecha-design, on peut dire que beaucoup d'aspects du mecha design actuel trouvent leur origine dans ces œuvres de Leiji Matsumoto.

Qu'en est-il de Aoki Uru ?
HY : Nous sommes toujours en train de travailler sur Aoki Uru. Je travaille sur le script. Nous avançons autant que possible, mais tout est lié à une question d'argent, de budget. Pour Zero Century, ce n'est pas Gainax qui sort l'argent, mais un comité créé pour le film Emeraldas. En ce sens, le projet Emeraldas est très important pour nous. Aoki Uru reste toujours en projet, et nous comptons sur l'effet d'Emeraldas pour pouvoir le montrer juste après.

 

Interprète : Fabrice Renault


Commentaires

2018-05-21 03:18:51 | Rukawa

corrigé, merci !

2018-05-17 04:44:04 | Capelovici

"il se peut que Leiji Matsumoto lui-même VIENNE en Europe."

 

"et LORSQUE tout sera PRÊT"

 

"On peut dire (en gros?) que beaucoup de monde peuT apprécier "

 

Ajouter un commentaire

Dans quel pays de déroule l'histoire de Versailles no Bara (Lady Oscar en VF) ?



Se connecter

Pôle Emploi

recrutement
Please RT