Akemi Takada (Juillet 2009) - Interviews - Manganimation.net, Manga Anime, news & reviews
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27/07/2009 | Rukawa

Akemi Takada (Juillet 2009)


Comment avez-vous fait vos début à la Tatsunoko ?
Lorsque j'étais à l'Université des Beaux-Arts de Tama j'ai effectué plusieurs stages auprès de la Tatsunoko car j'aimais beaucoup Gatchaman et son héros, Ken. De fil en aiguille je me suis fait recruter sans vraiment connaître beaucoup de personnes.

Pourquoi avoir commencé directement character-designer sans avoir été animatrice auparavant ?
L'examen d'entrée à la Tatsunoko que j'ai passé était un examen pour faire du chara-design, et je suis donc rentrée directement à ce poste.

Yoshitaka Amano qui a eu un parcours similaire au votre a aussi commencé à la Tatsunoko en tant que chara-designer avant de devenir artiste indépendant, est-ce un hasard ?
Yoshitaka Amano n'a pas commencé chara-designer, il y a eu une période où il a du faire de l'animation.
Pour la Tatsunoko c'est probablement dû à son patron, Tatsuo Yoshida , qui était un mangaka et non un animateur comme dans beaucoup de studios. Cela peut expliquer qu'animateur n'était pas un passage obligé avant d'être character designer.

La rumeur veut que vous ayez été animatrice sous le pseudo AKEMI, est-ce vrai ?
C'est faux. C'est indiqué sur Wikipedia japonais, j'ai demandé à ce que ce soit retiré mais ça a été rétabli ensuite. Il y a peu d'informations à mon sujet sur le Wikipedia japonais et elles sont souvent erronées, les articles des Wikipedia français et anglais sont plus complets.

Comment avez vous été intégré au collectif HEADGEAR ?
Je n'y suis pas rentré, j'y étais dès le début. Nous étions un groupe d'amis, tous des créateurs, qui se réunissaient. Au fur et à mesure de discussions dans des onsens, dans des restaurants, au fur et à mesure de brainstormings, HEADGEAR est né.
Le nom HEADGEAR est de moi. Un autre nom avait été prévu à l'origine mais il était vraiment honteux et ne me plaisait vraiment pas, je ne voulais absolument pas que mon nom y soit associé ! J'ai donc pensé à HEADGEAR car cela signifie en anglais casque de pilote et que nous étions 5 aux contrôles avec le groupe.

Comment s'est passé la collaboration avec Masami Yuki pour la création des personnages ?
J'ai eu globalement carte blanche pour le choix des couleurs, d'ailleurs si ça n'avait pas été le cas Noa n'aurait probablement pas les yeux bleu. Patlabor ayant une renommée mondiale, c'est une bonne chose qu'elle ait des yeux bleu. Mais à la base elle aurait dû être plus japonaise.
Concernant la création des personnages, les recherches ont été réalisées par Masami Yuki et le design final pour les anime est de moi. Les affiches publicitaires ou autres visuels pour la presse sont de Masami Yuki, c'est pour cela qu'on dirait parfois qu'il y a deux designs différents.

Avez-vous participé à d'autres aspects de Patlabor ?
Tout le monde dans le groupe était des professionnels dans leurs domaines et chacun avait un rôle bien précis, donc mis à part le chara-design je n'avais pas grand chose à faire. Mais par la suite on m'a confié tout ce qui était packaging et j'ai pu donc continuer à réaliser des illustrations autour de ce projet.

Revoyez-vous aujourd'hui les autres membres du collectif ?
Je ne revois pas tous le monde, car comme nous sommes tous occupés et c'est difficile de trouver le temps de se voir. Mais on se voit de temps en temps, c'est comme des frères qui lorsqu'ils grandissent finissent par se séparer. Ce n'est pas que l'on ne s'entend plus, bien au contraire, mais nous n'avons pas le temps. A tel point que même via internet c'est presque impossible.

Vous avez toujours dit que Creamy Mami était votre personnages préférés parmi ceux sur lesquels vous avez travaillé. Que représente elle pour vous ? Quelles idées ont guidé sa création ?
Jusqu'à que je finisse le lycée je ne lisais que des shounen manga, je n'ai commencé à lire des shoujo qu'à la fac. Je crois que c'est parce qu'il n'y avait pas de shoujo qui répondent à mes attentes et j'avais envie de créer dans cet esprit un personnage de princesse sans que ce soit pour autant trop lourd.
Ma mère aimait beaucoup le Takarazuka et mon père aimait ce qui était divin, le personnage est un héritage direct de mes parents.

Vous avez participé à Creamy Mami, Persia et Lala, mais pas Emi et Pastel Yumi ? Volonté de Pierrot de changer le style ou était-elle occupée par d'autres travaux ?
Je n'ai pas participé à Persia, c'est une erreur.
A l'époque comme les œuvres précédentes auxquelles j'ai participé ont eut beaucoup de succès, on a eut peur que je ne me cantonne qu'à ce style et ça ne m'a donc pas été confié. Ce n'est pas une volonté du Studio Pierrot de changer de style, c'est plus à ma demande car on m'avait conseillé d'éviter de continuer dans cette direction. Mais aujourd'hui je sais que je pourrais me relancer dans de telles œuvres, ça ne serait pas un problème.
Le Studio Pierrot prend énormément soin de moi et de mes œuvres, notamment Creamy Mami.

Vous avez évoqué travailler sur un projet d'anime pour petites filles à la conférence publique lors de la Japan Expo, c'est votre premier travail en animation depuis Fancy Lala. Pourquoi ce break de 10 ans ?
Ces dix dernières années le shoujo a pris une direction qui ne correspondait pas à mon style, et on ne m'a pas fait de proposition de travail dans l'animation. Mais je savais qu'à un moment on aurait à nouveau besoin de moi et mon style, et ce moment est venu.

Ce projet sera-il une série de magical girl ? Chez quel studio ?
C'est un projet avec un producteur avec qui je travaille depuis longtemps et il a demandé à ce qu'on garde le secret dessus. Ces derniers temps, on se réunit 2 fois par mois pour ce projet.

Vous avez eu beaucoup d'influence sur le genre magical girl, que pensez-vous des séries actuelles ?
Je pense que se battre pour une mission est quelque chose de très noble, mais la magie d'une magical girl ne se limite pas qu’à cela.

Comment vous est venue l'envie de créer vos bijoux ?
Il y a 6 ans dans un magasin spécialisé dans le matériel pour artistes, il y avait une exposition-démonstration sur la création de bijoux et il y avait la possibilité d'essayer un peu. C'est là que mon désir de créer des bijoux s'est éveillé. J'ai découvert là le travail de l'argent, mais l'argent brut est très difficile à travailler et je suis donc rentré au Jewelry College pour apprendre, et y suis encore. Lors d'une exposition en mai mon professeur et un bijoutier d'Ôsaka m'ont félicité pour mon travail, à ce moment je me suis dit que je n'étais pas loin d'être une pro.

Pourquoi deux lignes différentes de bijoux ? Qu'est-ce que chaque représente ?
C'est pour bien marquer la différence entre les bijoux unisexes et ceux qui sont dans un style angélique proche de Creamy Mami. Ensuite même si je travail sur plusieurs projets, je veux montrer que cela forme un tout.

Vous avez dit que vous rêviez de devenir mangaka pendant votre enfance, avec la série Princess Collection pensez-vous y être arrivé ?
Je pense y être un peu arrivé, mais penser une histoire de zéro ce n'est pas mon fort. Cela ne me gênerait pas de faire un manga toute seule, mais je n'aurai alors plus le temps pour le reste, alors tant pis.

Pendant ces dix ans où vous n'avez pas travaillé dans l'animation, auprès de qui avez vous travaillé ?
Je n'ai pas eu tant de temps libre que cela, j'ai travaillé pour des jeux videos, j'ai réalisé des expositions, travaillé pour des expositions... Mais même si on ne me demandait rien, il y avait un besoin de création qui finirait par m'apporter du travail.
De toute manière avec les changements de formats vidéo, de la VHS au LD, du LD au DVD, du DVD au blu-ray... Il a fallu redessiner des jaquettes et on me commandait des illustrations régulièrement, ça été assez difficile.
Je n'ai pas directement travaillé sur la création d'animes, mais je continuais de travailler pour l'animation en m'occupant de jaquettes, packagings et autre.

Des mangas dont vous avez réalisé le chara-design de l'adaptation en anime, comme Maison Ikkoku, Kimagure Orange Road ou Patlabor, ont été réédités avec des couvertures plus proche de votre style que celui du mangaka, qu'est-ce vous en pensez ?
C'est une question difficile. Il est vrai que mon trait étant reconnu via les animes, ça permettra au public de reconnaître le titre plus facilement.

Vous êtes déjà venu à une convention française, le Cartoonist, il y a 11 ans. Quels liens avez-vous avec votre public français ? Ressentez vous une évolution sur ces 11 ans ?
Il y a 10 ans j'ai rencontré énormément de fans de Madoka. Cette année il y a aussi eu énormément de fans de Creamy Mami, je dirais moitié-moitié pour chaque. Ça m'a fait plaisir.
Plusieurs fans sont revenus aux séances de dédicaces pour avoir les différents ex-libris proposés. Dans l'ensemble les filles prenaient Creamy Mami et les garçons prenaient Madoka.
Mais je ne crois pas que ce soit seulement dû à mes designs, c’est aussi grâce aux histoires.

Avez-vous un compte Pivix ? Vous arrive-t-il de redessiner des personnages que vous appréciez ?
J'en ai un mais je ne met rien dessus, en fait je manque même de temps pour naviguer sur le site. Avant de venir à la Japan Expo j'ai dû énormément travailler pour préparer ce que je proposerais au Comiket. Bien que je reste à Paris un peu après la convention, je continue de travailler.

Avez-vous visités des musées parisiens ?
J'ai visité de nombreux endroits, allez sur mon blog pour plus de détails.


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