Menu

 -News
 -Viewing    Journal
 -Anime/Manga
 -Reviews
 -Articles
 -Blind Tests  -Web Radio

Network

 - Forum
 - Chat
 - Evagenesis
 - HellFreak
 - Spiral Spirit
 - La Team





BLACK BLOOD BROTHERS

 

Titre : Black Blood Brothers.
Titre Original :
ブラック・ブラッド・ブラザーズ
Studio : Studio Live & Group Tac.
Diffusion au Japon : 2006/09/08
Nombres d'épisodes : 12 épisodes.
Autres : Ligth Novel par Azano Kohei.

Date de la review : 2007/08/28

S'il y a une chose qui frappe après avoir vu Black Blood Brother, c'est la ressemblance avec Hellsing ou Devil May Cry. Il est amusant de noter les éléments semblables, pour ne pas dire piquer, chez ses confrères. Hiroaki Yoshikawa, le réalisateur de Black Blood Brother qui est tiré du Ligh Novel éponyme d'Azano Kohei, a-t-il réussi à égaler, voire surpasser ces sources d'inspiration ?

Une sombre guerre

Une ville dévastée... des ruines, des ruines et de nouveau des ruines. Pourtant, un immense bâtiment reste intact dans ce lieu apocalyptique où aucun humain ne semble vivre. Dans la tour, il reste trois survivants qui s'avèrent être des Old blood. Un homme nommé Jiro, vêtu d'une veste et un bas rouge avec une cape qui cache le tout, demande à Ryu-Dono de rompre la barrière protectrice. Le vampire se lance dans une course effrénée droit vers la centaine d'enfants de Kowloon qui sont aussi des vampires. Jiro se surpasse et réussit à contenir toute la meute effrayée par sa puissance et sa détermination. Cependant un nouveau protagoniste allait changer la donne : Cassa, une ancienne amie, qui a tué Alice, dont Jiro était amoureux. La demoiselle était plus forte sur tous les plans mais ne prévoyait pas de tuer Jiro, elle lui laissa la vie et repartit l'avertissant que ce n'était que le commencement. C'est ainsi que la guerre sainte d'Hong-Kong prit fin...

Des personnages (in?)dispensables

Soit le scénariste était bourré, soit il était fatigué, parce que le scénario de Blood Black Brothers ressemble plus à du n'importe quoi. Quel exploit, assurément sur une série de seulement 13 épisodes. Ce format a ses avantages et ses défauts. Son avantage est que chaque épisode demeure intéressant, il est rare d'avoir des déchets où il ne se passe rien comme dans les shônen à rallonge (Naruto, Prince of Tennis). Tout doit se passer vite et bien, sans long temps mort (Hellsing). Par contre le peu d'épisodes empêche de bien exposer l'histoire.
Pour éviter donc ce souci, mieux vaut ne pas trop développer le background et mettre des personnages, et il semblerait que le scénariste n'a pas suivi la consigne. Il y a un assez grand nombre de personnages qui ne servent strictement à rien (Zelman). Le plus ridicule s'avère être leur introduction dans l'histoire quand Cassa dit par exemple : << Mes respect Zelman Clock. Chasseur Ancestral des Ténèbres, Prince de Coven, l'Assassin aux Yeux de Sang et descendant du guerrier légendaire Ashura >>. Tout ce charabia ne sert à rien à part à impressionner. Parce qu'il n'y a aucun rapport dans l'histoire (aucun flashback expliquant ce statut), en plus de fournir des informations supplémentaires inutiles et obscures.

Wouah, BBB, c'est aussi complexe qu'Evangelion, trop bien !"

Ce n'est pas parce qu'on ne comprend rien que c'est bien. Et BBB le démontre. Un scénario simple, bien structuré et mis en scène réussira à être bien plus riche que beaucoup d'autres oeuvres. A force d'implanter mille éléments dispensables et légers de manière déstructurée, le spectateur ne comprend pas bien. Les premières minutes où les créateurs doivent capter l'attention en est la preuve flagrante. Sans aucune explication, du coq à l'âne, on suit la fin de la bataille d'Hong Kong (résumé au-dessus) puis eclipse temporelle de quelques années sans précision. La grande question est : flash-black ou pas ? Puis quelques épisodes plus tard, on saisit.
Le scénariste introduit les enfants de Kowloon qui s'avèrent dangereux pour une raison floue, au point d'être obligé de protéger le nouveau Hong-Kong face à eux. Pareil pour le motif de la venue de Cassa qu'on découvre dans les 10 dernières minutes de l'anime en quelques mots, le comble. Tout est distillé sporadiquement, voire pas du tout. On nous explique qu'il y a différents clans qui gèrent la ville, rien d'étonnant. Par contre, il n'y a aucune logique, après tout comment se fait-il qu'ils soient plusieurs à diriger ? Aucun explication donnée, comme 80% du scénario
.

Hommage, plagiat, inspiration ou délire ?

En prêtant attention aux divers éléments, on peut constater des ressemblances plus ou moins flagrantes, voire tirées par les cheveux à d'autres oeuvres. Il se peut que le rouge soit à la mode chez les vampires, parce que Jiro s'inspire de Dante, pour la veste, et d'Alucard, pour le chapeau, à croire que le rouge est une couleur symbolique chez le vampire. En plus, si on souhaite pousser la réflexion un peu plus loin dans le délire, Jiro a rendu à l'instar d'Alucard une demoiselle vampire qui est devenue son acolypte pendant toute l'aventure. Heureusement que Victoria Celes, de Hellsing, ne tombe pas amoureuse de Alucard, on aurait pu crier facilement au plagiat. Puis le réalisateur a dû trouver amusant de faire des références aux hentaï quand Jiro mord Mimiko. Si seulement une logique était perceptible pour cette scène, le problème ne se posera pas. Autant dans Gilgamesh et son univers suicido-dépressif et dans Hellsing cela ne semblerait pas hors-propos autant dans Black Blood Brother cela l'est. Cela ne fait que desservi l'anime plus qu'autre chose.

Outre le fait que Black Blood Brother ressemble plus à un melting-pot raté, où les créateurs disposant de peu budget ont voulu trop en faire - Gilgamesh a beau avoir peu de moyen, il réussit à surpasser ses contraintes budgétaires, comme quoi, l'argent n'est pas une excuse. Ce qui donne un anime plus que moyen qui a au moins la qualité de ne pas être insupportable. Les vampires ont beau vivre des milliers d'années, Jiro et cie finiront très vite au fond d'un cercueil, oubliés de tous.

Rédaction : Fate

Page créée en 0 ms.
Texts are copyright © Manganimation.net All Rights Reserved.
All images or videos on this website are copyright by their respective authors.